Les scripts

Kaamelott

Hier, M. vient me voir et dit « Viens voir, maman, j’ai tout recopié l’épisode « Poltergeist » de Kaamelott! » (pour ceux qui voudraient l’écouter : https://www.youtube.com/watch?v=SH25BykhKRg). Kaamelott est une série télévisée française humoristique à saveur historique. Elle s’inspire de la légende du roi Arthur, des chevaliers de la Table ronde et de la recherche du Saint Graal. #histoire #humour

Depuis des années, elle s’amuse à tout réécrire le script des épisodes à une amie sur Skype, incluant les descriptions qu’un narrateur ferait pour nous mettre en contexte si on n’avait pas le visuel. Elle me montre d’autres épisodes qu’elle a retranscrits. Puis, elle retombe sur un épisode qu’elle avait écrit il y a un an environ. Elle me dit : « Maman, je l’ai tout corrigé celui-là. Il y avait beaucoup de fautes. J’écris beaucoup mieux aujourd’hui. » #autoévaluation #progressiondesapprentissages #langue #français #révision

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L’alphabet dans son dentier

M., la plus grande des enfants, n’a jamais été intéressée par la chanson de l’alphabet (sur l’air de « Ah, vous dirais-je Maman »). Elle sait pourtant aujourd’hui lire et connaît l’ordre des lettres. Je ne sais toujours pas comment elle a appris l’ordre des lettres.

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Depuis quelques jours, elle chante la chanson de l’alphabet avec S., sa petite soeur.  S. chante maintenant la chanson sans se tromper.  S. a par contre inventé une finale bien à elle : « Voilà, je vous ai raconté l’alphabet dans son dentier. » plutôt que « dans son entier », comme le veut la version officielle. Et elle se trouve bien comique!

L. ne s’était jamais intéressé à cette chanson non plus, ni à l’ordre des lettres même s’il les connaît toutes séparément. Puisque sa soeur plus jeune que lui savait maintenant la chanson par coeur, je crois qu’il a voulu montrer qu’il était capable de l’apprendre lui aussi. Alors, le lendemain, il s’est mis à chanter l’alphabet sans erreur à son tour.

Fin du défi 30 jours

Jour 30 du défi #30joursunschooling #30joursAEF

C’est la dernière journée du défi, mais la vie continue, ses beautés et ses défis de tous les jours également. Je continuerai à bloguer sur Parcours libre, mais sans doute pas quotidiennement!

J’espère que mes petites et longues publications du mois de novembre auront su contribuer, aux côtés de celles de tant d’autres, à démystifier l’apprentissage naturel, le unschooling, cette façon d’apprendre autrement, un choix intéressant, parmi tant d’autres, valable et favorable au bon développement des enfants.

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J’en profite pour vous inviter à la journée de conférences L’éducation autrement : des écoles alternatives au unschooling le 26 janvier prochain à Montréal. Une journée pour promouvoir une diversité d’options éducatives, telles que les écoles alternatives et démocratiques (ou libres), l’éducation à domicile, le unschooling et les centres d’apprentissage autodirigé, pour aborder des thématiques telles que la neurodiversité, la recherche en éducation, l’éducation libre et démocratique, l’oppression des mineurs, etc. et nourrir les discussions et débats relatifs aux divers enjeux liés à l’éducation alternative. #educationautrement2019

Je coanimerai lors de cette journée un panel en compagnie de merveilleuses collaboratrices. Le titre de ma présentation sera Unschooling, l’approche par passion.  Au plaisir de vous y rencontrer, c’est un rendez-vous!

https://www.facebook.com/events/801812356837781/

Crêpes, calligraphie et liberté

Jour 29 du défi #30joursunschooling #30joursAEF

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Aujourd’hui, M. va dormir chez une amie pour sa fête.  L. aura un ami qui viendra dormir ce soir.  La situation : la maison est à l’envers et on a faim. Les besoins : avoir une maison propre et faire des crêpes.  M. propose de faire les crêpes, L. s’occupe de ranger la salle de jeux, S. ramasse les pièces d’un jeu de société laissé par terre. #distributiondestâches

M. doit doubler la recette, parce qu’on aime ça les crêpes, et à cinq, la pile se vide rapidement! Je lui tends le livre de recettes; elle fait le mélange, double les quantités, cuit les crêpes. #débrouillardise #maths #cuisine Au passage, on remarque les formes uniques que prennent chacune des crêpes en cuisant : un cornet de crème glacée, un petit oiseau, une raie, un gros chien, une fleur et ses pétales, un visage, etc. #delaviedanslapoêle

Après le déjeûner-dîner, L. décide d’écrire quelques mots à la main sur une feuille de papier. #progressiondesapprentissages  M. veut se pratiquer à faire des chiffres plus beaux, juste parce qu’elle souhaite les voir plus beaux lorsqu’elle les pose sur le papier. #calligraphie Elle n’aimait pas trop ses « 8 », alors elle les a transformés en dessins. #autoévaluation #créativité

Les journées se suivent, mais ne se ressemblent jamais. Chaque minute est un temps choisi, investi à bon escient, à développer des qualités uniques, un projet de vie. Chaque fois que j’aperçois mes enfants apprendre en fonction de leurs intérêts et à leur façon, sans contrainte, s’émerveiller, s’épanouir, entreprendre un projet, je vois qu’ils saisissent à pleines mains chaque instant de cette liberté et la transforment peu à peu en autonomie. Et chaque fois qu’ils développent de nouveaux talents, ils se sentent plus confiants. Et la confiance, antidote à la peur du ridicule, les rend plus libres.

La présence, le rythme et les saisons

Jour 28 du défi #30joursunschooling #30joursAEF

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Il est 9h, tout le monde dort encore. Le matin dans la maison, tout est paisible. J’ai souvent l’occasion de voir le soleil se lever, caressant le chat blotti sur mes genoux. Doux moments que je savoure… J’ai écouté un documentaire ce matin. Je pense à des activités à mettre dans le calendrier des 24 jours dans l’attente de Noël. Je le fais depuis qu’ils sont tout petits, et ils l’attendent avec impatience tous les ans.

Les enfants se réveillent un à un, lorsqu’ils ont eu assez de sommeil. La matinée se déroule lentement. La neige mouillante fond dehors. 10h : S. a préparé son déjeûner : des craquelins, du hummus et des fruits; L. s’amuse avec le chat; M. poursuit la lecture de son roman. Souvent, ils n’ont pas besoin de moi; je suis disponible pas loin au cas-où. Je suis là, c’est tout. « Apprendre, c’est vivre; et inversement. », citation de Jean-Pierre Lepri, docteur en éducation et en sociologie.

10h22 : je reçois un appel pour le travail, la petite dernière sur les genoux. 10h52 : les enfants prennent un deuxième déjeûner; ils savent choisir des aliments sains et ils mangent quand ils ont faim. Ils prennent plusieurs collations dans la journée, ils cuisinent souvent et nous aussi. Oui, ça fait pas mal de vaisselle. 11h22 : je fais la vaisselle. 11h52 : je pars la mijoteuse pour le souper de ce soir. Je fais un peu de bénévolat, nous faisons quelques tâches ici et là. Nous sommes là, c’est tout.

12h33 : on s’assoit à table pour le dîner, parce qu’on aime manger ensemble, discuter, se retrouver. 13h31 : Après le dîner, L. me demande de jouer avec lui à « Grosse princesse » (un jeu vidéo).  14h02 : M. veut que je lise un livre avec elle. 14h55 : je suis dans l’auto, ça sonne à la radio. Alerte nationale : on me dit que je suis en sécurité. Heureusement, parce que j’ai rendez-vous à 15h. Vous l’avez reçu vous aussi? 17h30 : De retour pour le souper, ça sent bon dans la maison. Papa est là, c’est tout.

18h39 : M. prépare une carte de fête pour une amie. Elle me demande s’il y a des fautes dans le message qu’elle a écrit dans la carte.  19h18 : S. et L. s’amusent à gonfler et dégonfler un ballon.

Je n’ai pas remarqué leurs apprentissages de la journée. Je ne les vois pas toujours. Je ne suis pas un Club Med. Je ne les surstimule pas. Je ne les talonne pas. Je ne les épie pas. Je ne les harcèle pas avec ça non plus. J’ai confiance en eux, en leurs ambitions internes, en leur curiosité naturelle, leur désir d’apprendre, leur rythme. Les petits humains sont naturellement curieux. Ils souhaitent développer leur potentiel. Et ils le font avec brio. Nous sommes là, c’est tout.

Les journées varient selon les saisons. Chaque saison nous invite dans son ambiance particulière, à suivre un rythme différent. L’automne est arrivé… et l’hiver aussi, semble-t-il! Lentement, graduellement… on a changé de rythme. On est davantage en mode cocooning; après avoir passé tant de temps à l’extérieur et en mouvement cet été, on se réapproprie la maison. Ma grande a repris le tricot et la lecture, mon garçon ses Legos et ses jeux vidéos. La petite dernière fait la tornade ici et là, entre deux casse-tête, question de nous garder occupés!

La neige est pesante, le temps est gris; la journée est lente, le clan aussi. Nous sommes là, c’est tout. 

« Monsieur Écran, le monstre » : l’histoire de l’histoire

Jour 27 du défi #30joursunschooling #30joursAEF

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M. lit par-dessus mon épaule. Je suis entrain d’écrire la publication d’hier. J’écris la portion qui parle de marais. Elle me demande si je fais une description de ce que j’ai vu à notre terrain cet été. Je lui explique que je fais une allégorie, une comparaison. On trouve ensemble d’autres allégories, et on parle de celle du monstre « Monsieur Écran ». #français #langue #figuresdestyle Elle veut en savoir plus sur la différence entre reptiles et amphibiens, ces habitants des marais. On met la main sur l’info. Elle trouve qu’un triton, c’est beau. On va chercher davantage de détails sur cet animal. #sciences

Elle décèle une erreur dans mon texte. J’avais oublié l’accent circonflexe sur « peut-être ». Elle me demande si c’est ça mon travail, de trouver des erreurs. Oui, entre autres. Elle me dit : « Tu es rédactrice-réviseuse »? Elle sème un doute dans mon esprit, j’étais persuadée que c’était « réviseure ». On consulte la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française. On y trouve non seulement que « réviseuse » existe, mais aussi qu’il est la forme à privilégier en raison de la régularité de sa formation. #delarelève

J’ai encore des doutes sur mon titre professionnel, alors je fais davantage de recherches sur le sujet.  Je cherche des informations sur la féminisation des mots et trouve finalement dans Termium, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada, qu’« étant donné la valeur péjorative accordée à certaines formes en -euse, l’Office de la langue française a recommandé la forme féminine -eure dans le cas de titres comme assureur, professeur, gouverneur, procureur, ingénieur et réviseur ». Bon, semble-t-il finalement que je suis une rédactrice-réviseure! #labonneinfo

On discute également des jeux vidéos, de ce qu’elle en pense, elle, et de la place que ça prend dans nos vies, dans la société, etc. Belle discussion. #lucide

S. vient s’asseoir sur moi et voit le monstre. « Onnnn… il pleure! » « Pourquoi penses-tu qu’il pleure ? » Et là, elle me raconte l’histoire d’un monstre qui a perdu sa maman et sa grande soeur. Il habite sur « la flèche en haut » du clavier, sa soeur dans la flèche de gauche, sa mère dans la flèche en bas et sa grand-mère dans la flèche de droite. Heureusement, l’histoire se termine bien, la grande soeur retrouve le petit monstre qui n’est maintenant plus triste. #onaimeleshistoires #toutestbienquifinitbien

Tempête! Il fait doux. On va jouer dehors : de gros flocons, un bonhomme de neige, une bataille de balles de neige et le festival de la glisse! Que c’est beau la neige lourde dans les arbres! #plaisirsdhiver #pelletage

De retour à l’intérieur, les enfants se costument. Ils font des vidéos drôles et les enregistrent en compagnie du monstre! #comédiens #clowns #comiques #écrans

Le monstre qui se cache pour pleurer la nuit

Jour 26 du défi #30joursunschooling #30joursAEF

Je l’ai entendu pleurer. Il sanglotait. Le pauvre… En général, les enfants l’aiment beaucoup, mais il reçoit beaucoup de rejet de la part des parents. Chez nous, il est le bienvenu. On lui a fait un beau petit lit dans le salon, puis un au sous-sol, puis un autre dans le bureau. On rit beaucoup avec lui. On apprend avec lui. On passe du temps de qualité avec lui. Sa présence nous amène à des discussions, à partager de bons moments, à se sentir davantage dans le même clan, à se rapprocher, même.

Monsieur Écran, chez nous, ce n’est pas un monstre.

Tout est question de perception, d’angle de vue. À premier abord, on peut voir le marais comme une grosse flaque visqueuse. Mais si on regarde honnêtement, vraiment, attentivement, on peut remarquer qu’il est grouillant de vie avec ses oiseaux, ses mammifères, ses reptiles et amphibiens, ses insectes et ses plantes. On peut aussi voir le reflet du soleil sur l’eau, poser ses pieds sur les pierres chaudes, sentir le parfum des fleurs autour. Et y accompagner avec plaisir l’enfant, se laisser bercer avec lui par le vent, en profiter pour avoir du bon temps… ensemble. Peu importe l’endroit. On peut aussi choisir de voir une vulgaire flaque de bouette qui pue remplie de « bébittes » laides et courir à toutes jambes parce qu’on a repéré un nid à bactéries.

On peut ainsi décider de se positionner en partenaire avec son enfant, en s’intéressant à ce qu’il fait et pourquoi : jouer avec lui à ce jeu, s’intéresser aux bénéfices que le jeu que l’enfant a choisi peut avoir sur lui, le regarder jouer et lui poser des questions sur ce qu’il y fait, ce qu’il aime de ce jeu, quelles stratégies il a développées, etc. Mais il faut avoir envie de passer du temps avec l’enfant et se demander si on a envie de passer du temps avec lui. Et l’enfant, lui? Sinon, pourquoi? Rien n’empêche bien sûr de proposer d’autres activités à l’enfant. On peut lui offrir de continuer notre chemin, d’aller voir la magnifique forêt au loin et le petit sentier qui mène vers une clairière.

Et si on l’apprivoisait ce monstre… Et s’il n’était pas si « méchant »? Et si on le voyait moins comme un problème? Prendre des décisions rapidement, élaborer des stratégies, résoudre des problèmes, renforcer ses habiletés sociales et travailler en équipe, coordination main-oeil, faire du multitâches, sens de l’observation, mémoire ne sont qu’un tout petit éventail de possibilités de développement d’habiletés à côtoyer le monstre. Toutes des compétences qu’il nous invite à acquérir, des qualités très utiles pour la vie adulte.

Il est important de faire confiance à nos enfants et investir dans notre relation avec eux. Lorsqu’on s’intéresse réellement à leurs occupations, sans les juger, si on est sincère dans cet intérêt, la relation ne peut que s’en porter mieux. Ensuite, il y a davantage de chances de comprendre pourquoi ils aiment tant ce type de jeux, ce qu’ils vont y chercher. Bien sûr, Monsieur Écran n’a pas que des qualités. On aimerait davantage de solutions à la lumière bleue qu’il émet, on essaie de réduire les expositions au Blue Tooth, on évite le wifi (quand est-ce que le lifi arrive?); dans le doute avec certains aspects du monstre, on tente de réduire les risques.

Et lorsqu’on voit un comportement de l’enfant qui nous fait réagir… Pourquoi on réagit? Qu’est-ce qui a déclenché le comportement? La fatigue? Le fait de perdre? Voilà une occasion de discussion, de développement, de prendre en considération une réaction, un besoin. Quel est le besoin comblé par les jeux vidéos? A-t-il besoin de décompresser? A-t-il des inquiétudes? Est-ce un refuge? Son environnement réel n’est pas assez intéressant? Ça peut également être une « phase » qui finit par passer, l’enfant finit par se lasser. Et selon s’il se sert de cette activité comme d’un échappatoire ou pas, en connectant avec le parent, il est possible que le besoin en lien avec cette activité change, diminue… ou pas.

Monsieur Écran fait peur aux adultes lorsqu’il s’approche de leur enfant… il fait couler tant d’encre et suscite les débats. Mais le parent, il en fait quoi dans sa vie de ce monstre? Quelle est la relation qu’il a lui-même avec le monstre? Passe-t-il ses journées à fixer l’écran de son cellulaire? Par ailleurs, souvent, les comportements de nos enfants qui nous « dérangent », même leur façon de nous répondre parfois ou d’agir, etc., quand on est vraiment honnête envers soi-même, on peut parfois se voir comme dans un miroir lorsqu’on observe les enfants aller. Il est fort intéressant d’observer les comportements qu’on adopte quand on agit avec eux. Bien souvent, ils nous imitent… écrans ou pas.

Pour ma part, je préfère ne pas hiérarchiser leurs choix d’activités. J’ai moi-même entre autres appris l’anglais en jouant à Zelda et Final Fantasy, des jeux vidéos dans cette langue. Les jeux de rôles (MMORPG) ont été un grand incitatif à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pour M.; ce n’est pourtant pas considéré comme éducatif. Et L. apprend beaucoup de concepts mathématiques à travers de nombreux jeux vidéos.

Beaucoup d’études montrent justement les bienfaits des jeux vidéos sur le cerveau. Peter Gray, entre autres.

https://www.psychologytoday.com/ca/blog/freedom-learn/201502/cognitive-benefits-playing-video-games

https://www.psychologytoday.com/ca/blog/freedom-learn/201201/the-many-benefits-kids-playing-video-games

Chez nous, Monsieur Écran, tu ne tues pas la créativité, tu es un outil parmi tant d’autres… Un outil de communication avec des amis qui sont loin de nous, un outil qui nous raconte des histoires, nous renseigne sur certains sujets, nous divertit, nous permet de faire des choses qu’il ne serait pas possible (ou très difficile) de faire dans la vie réelle : de la magie, bâtir un palais en or et en diamant, visiter d’autres pays, piloter un vaisseau spatial, partir en mission ultra-secrète, explorer une épave, etc. Un outil pour écouter des films d’animation et des documentaires, faire des dessins sur ordinateur, écrire des histoires, produire des films et les arranger par la suite, trouver des inspirations qui nous mènent ailleurs et des découvertes qui nous poussent plus loin. Il y a tant de belles occasions où les écrans n’étaient vraiment pas prévus comme éducatifs où on a appris plein de belles choses!

Alors, console-toi, Monsieur Écran; chez nous, tu n’as pas à te cacher. On t’apprécie!