La mousse à l’érable

#30joursAEF #30joursunschooling

IMG_20191122_144431280

Je suis assise à table entrain de prévoir le menu de la semaine prochaine. Circulaires, livres de recettes, notes, papiers, crayons, la table est pleine.

M. vient s’asseoir.

– Maman, je voudrais faire une recette… des muffins, peut-être?

– Je doute qu’il reste assez de farine. Je dois en racheter.

– Je peux faire quoi alors?

Je lui tends un livre de recettes.

– Fouille là-dedans, il doit bien y avoir une recette sans farine!

Quelques minutes plus tard…

– Maman, celle-là! Il y a juste deux ingrédients en plus!

– Mousse à l’érable… Euh… il faut monter des blancs en pics fermes…

Horreur! Je cuisine beaucoup et toutes sortes de choses, j’adore ça, mais j’ai toujours fui les recettes où il fallait monter des blancs d’oeufs en neige. Ça a l’air tellement compliqué! Ça m’intimide!

– Je m’en occupe, Maman! On a des oeufs?

J’avais acheté pour une recette en particulier la semaine dernière, des blancs d’oeufs liquides déjà prêts, déjà séparés. Deux cuillerées à soupe du mélange équivalent à un blanc d’oeuf.

– Alors, ça me prend huit cuillerées à soupe du mélange et 3/4 tasse de sirop d’érable? Il est où le batteur à oeufs?

Alors, nous avons monté des blancs en pics fermes… enfin, on s’est rendu compte après qu’ils n’étaient pas assez fermes, mais le résultat final était, somme toute, pas si mal! Même si bien trop sucré!

Mine de rien, faire cette recette nous a permis de :

  • Consulter un index pour trouver une recette dans un livre;
  • Lire une recette;
  • Utiliser les fractions;
  • Convertir des mesures;
  • Additionner et multiplier;
  • Émettre des hypothèses;
  • Observer des réactions chimiques;
  • Faire une recherche sur internet;
  • Trouver des informations et des explications sur la réaction chimique des oeufs qui montent en neige;
  • Et bien d’autres…

Do we speak English?

#30joursAEF #30joursunschooling

merlinSerie

L’anglais est partout. C’est la deuxième langue officielle au Québec, la première au Canada et une langue très répandue dans le monde, alors on la trouve utile et on l’emploie souvent. On joue à des jeux vidéos en anglais, des jeux de société (petit truc bon à savoir : ils sont souvent moins chers en anglais!), on écoute des chansons qu’on aime en anglais, on utilise le traducteur (ou traductrice, selon la langue) de Google (qui a une très mauvaise voix en français en passant, mais les enfants aiment la faire parler et lui faire dire toutes sortes de choses bien rigolotes…). Pas besoin de se forcer, l’anglais est là, il suffit de l’utiliser quand on en a l’envie… et, parfois, le besoin aussi.

Ce mois-ci, nous sommes allés rendre visite à des amis à 1h30 de route, alors on a installé les petites télés dans l’auto pour mettre un film aux enfants. Mais, malheur! Pas moyen de trouver la télécommande pour changer la langue du film. Par défaut, il est en anglais. Donc, on appuie sur Play sur l’écran (seule option possible sans la télécommande) et on écoute « Angry Birds » en anglais. Au fait, on a retrouvé la télécommande, alors on pourra à nouveau écouter des films en français durant les prochains voyages!

Encore ce mois-ci, j’ai trouvé la série « Merlin » à la bibliothèque, et j’étais certaine que M. adorerait! La magie, le médiéval, etc. Alors, on l’écoute en famille, et tout le monde aime ça (sauf la petite dernière pour qui certains épisodes ne sont pas adaptés, trop jeune encore!). Mais certains DVD sont endommagés et plusieurs épisodes n’ont pu être écoutés jusqu’à la fin. Nous voulons toutefois tous connaître le dénouement de l’aventure qui bogue soudainement sous nos yeux… Alors, on passe au plan B et on écoute la version disponible sur internet en anglais. On arrête des bouts, on traduit certains passages. Mais dans l’ensemble, les enfants arrivent à saisir l’histoire même en anglais.

De belles occasions d’apprendre un peu plus d’anglais, de se faire l’oreille s’offrent à nous régulièrement, et nous les saisissons lorsqu’elles passent.

Des maths… entre deux bouchées de patates pilées

#30joursAEF #30joursunschooling

burning-love-1579246_1280Aux repas, ça jase, ça rit, ça mange, ça salit… et c’est toujours un plaisir de se retrouver devant cette belle tablée.

Hier, au souper, L. demande : « Ça fait quoi 10 milliards + 100? », et ensuite : « Ça fait quoi 10 milliards + 1000? ». Puis : « Mais quand est-ce que ça change de chiffre? ». En fait, il voulait savoir quand on passait à 11 milliards. Alors, on explique : « Quand on arrive à 10 999 999 999 et qu’on ajoute 1, ça fait 11 milliards ».

Les concepts mathématiques font leur chemin entre deux bouchées de patates pilées, par curiosité, par plaisir, au moment opportun.

Le bonhomme de neige miniature

#30joursAEF #30joursunschooling

IMG_20191113_132213716_HDR

Premières neiges… poudreuses! On va dehors presque tous les jours profiter de ce que dame Nature nous offre. Depuis la première chute de neige, elle n’est jamais collante. Les enfants étaient bien déçus de ne pas pouvoir faire de bonhomme de neige. Ils ont fait le mont Everest, des anges, des batailles de poudreuse, creusé, sauté et plongé dedans, mais pas moyen d’avoir un bonhomme.

Un jour cette semaine, on s’assoit près du coffre à jouets dehors et on remarque que le soleil chauffe le dessus du coffre bleu foncé et fait fondre doucement la neige. Par terre, la neige ne colle pas, mais sur le coffre, oui! On met alors un peu de neige sur le couvercle du coffre, attend quelques minutes et réussit à former une boule… puis deux et trois! Et on part à la chasse pour l’habiller d’éléments du jardin. Voici notre premier bonhomme de neige (miniature) de l’année!

Chez nous, les apprentissages se font au moment où les questions se présentent et lorsque l’intérêt y est. Les enfants ont une soif immense de découvrir le monde lorsqu’on leur laisse le temps et la place pour le faire, qu’on ne freine pas leurs élans d’enthousiasme ou qu’on ne réoriente pas cet élan vers des éléments qui les intéressent moins… parce que « ce n’est pas le moment » ou « ce n’est pas dans le Programme de formation de l’école québécoise ». Le monde ne se trouve pas dans le programme du ministère. Le monde, c’est ici et maintenant. Et chaque enfant a son propre monde… et son propre programme.

C’est notre rôle de garder intacte cette curiosité innée qu’ont les enfants, de la nourrir également. Et c’est du donnant-donnant; les enfants nous permettent de voir ce qui nous entoure à travers leurs yeux, de partager cette lueur et cet émerveillement qu’ils portent en eux, et pour notre part, nous sommes des facilitateurs, des inspirateurs, des mentors, des guides dans cette découverte du monde. Quels place et rôle privilégiés nous avons auprès d’eux!

Sans que ce ne soit prévu ou imposé, cette sortie à l’extérieur s’est avérée fort éducative pour les enfants. « Pourquoi la neige fond sur le coffre, mais pas par terre? », « Est-ce qu’on pourrait garder notre bonhomme de neige dans notre congélo? », « Pourquoi il y a du givre dans le congélateur? », « Maman, regarde, c’est un geai bleu! Wow, qu’il est beau! », « Pourquoi ses plumes sont bleues? », etc.

En rentrant, on se prépare souvent une boisson chaude qu’on savoure… longuement. On décide de se faire des muffins à la citrouille pour la collation. Ça sent bon dans la maison, on attend impatiemment que les muffins soient prêts. Assis confortablement dans le divan, en regardant par la fenêtre le chat qui chasse les flocons, nous faisons quelques recherches pour répondre à leurs questions… parce non, on ne sait pas tout, et c’est parfait comme ça. On apprend beaucoup avec les enfants et d’eux également.

Un petit mercredi parmi tant d’autres… Mine de rien, un peu de sciences au passage dehors, un peu de maths dans la cuisine, un peu de français pour clavarder avec des amis et surtout… beaucoup de bonheur au quotidien.

Qu’est-ce que l’apprentissage naturel?

summer-3396759_1920#30joursAEF #30joursunschooling

L’apprentissage naturel, aussi appelé « unschooling », est une approche par passion. Lorsqu’on respecte le rythme, la curiosité intrinsèque et les intérêts de l’enfant, lorsqu’on lui donne le temps qu’il faut pour développer ses passions, on crée un terreau fertile où peuvent fleurir ses qualités uniques. Ainsi, on lui laisse la place nécessaire à amasser les connaissances et compétences qui lui sont particulières pour mener à bien son projet de vie.

C’est une approche positive qui s’appuie sur la confiance en l’enfant, ses ambitions internes, sa curiosité naturelle, son désir d’apprendre, son rythme plutôt que sur des facteurs externes, soit les récompenses, les menaces, les évaluations et l’imposition d’un enseignement de notions prédéterminées à des moments précis.

Comme le dit André Stern, auteur de Et je ne suis jamais allé à l’école : « C’est maintenant prouvé par la neurobiologie : notre cerveau se développe là où nous l’utilisons avec enthousiasme ».

Pour la famille, cela consiste en le fait de vivre et apprendre ensemble, poursuivre les questions et intérêts lorsque ceux-ci émergent. Cela permet à l’enfant d’apprendre de la manière qui lui est propre, de façon aussi superficielle ou approfondie qu’il le souhaite, pour une durée qu’il établit lui-même. Il faut s’ajuster à l’enfant. Le parent a un rôle actif à jouer (voir le rôle du parent).

Le unschooling est […] comme une danse entre des partenaires qui sont si parfaitement en phase l’un avec l’autre qu’il est difficile de dire qui guide. Les partenaires sont sensibles aux indications de chacun, aux petits mouvements, aux légers décalages, et ils réagissent. Parfois, l’un dirige et parfois l’autre.

 – Pam Laricchia (citation traduite de l’anglais) – auteure de plusieurs livres sur l’apprentissage naturel et du site web Living Joyfully with unschooling

Et quel matériel on utilise? Le quotidien est rempli d’occasions extraordinaires d’apprendre! Il suffit d’ouvrir les yeux, de changer le regard qu’on porte sur ce qui nous entoure, et, dans une perspective tout neuve, si on le souhaite, on peut faire de la vie une chasse aux trésors de tous les instants…

La panne d’électricité

birds-1162384_1920Nous n’avons pas été épargnés par les pannes, comme plusieurs d’entre vous! L’électricité est revenue hier soir après plus de 30 heures de panne. #pasdelectricite

Une panne, ça permet de réfléchir et discuter de tant de choses : comment nos ancêtres vivaient sans électricité, faire un parallèle avec comment la plupart des gens ne survivraient pas longtemps aujourd’hui sans électricité (surtout en hiver), comparer l’hier et l’aujourd’hui. #universsocial #histoire #doulonvientoulonva #lesventesdegeneratricesvontexploser

Recevoir les Halloweeneux dans le noir (oui, dans notre ville, ils avaient reporté la collecte des bonbons au 1er novembre) et profiter d’un ambiance particulière en raison du manque de lumière de rues! Tenter de garder la chaleur dans la maison, sortir les grosses pantoufles et couvertures épaisses. Se bricoler un frigo de secours, manger une fondue et… jouer à des jeux de société à la chandelle. Et, le lendemain, on finit par se réfugier chez Mamie parce qu’il commence à faire froid! #novembre #longuepanne #youppiunfourpourlepatechinois

Très heureux d’être de retour à la maison… et le défi se poursuit! #30joursAEF #30joursunschooling

Début du défi!

3ez5owNovembre déjà! Eh oui! Et il amène avec lui le défi #30joursunschooling #30joursAEF. Je participe encore cette année, puisqu’il reste tant de mythes qui entourent cette option éducative de plus en plus populaire!

Tu te demandes si on passe nos journées en pyjama? Tu te demandes si nos enfants vont apprendre à lire et à compter? Tu te demandes s’ils socialisent? Tu te demandes s’ils auront un diplôme? Tu te demandes quel matériel on utilise? Tu te demandes quels sont les avantages et les difficultés de ce choix? Eh bien… suis le défi! Plein de familles partageront leur quotidien sur leur profil et sur le groupe (https://www.facebook.com/groups/1244453715727307). Et suis la page pour connaître les dernières nouvelles : https://www.facebook.com/Défi-30-jours-pour-les-apprentissages-en-famille.

Bon 30 jours!